BIKINDI A CHANTE
L’EGALITE ENTRE LES RWANDAIS (DEFENSE)
Un témoin de la défense a affirmé, mercredi devant le Tribunal
pénal international pour le Rwanda (TPIR), que le musicien Simon
Bikindi, accusé d’avoir incité au génocide des Tutsis à
travers ses œuvres, chantait plutôt l’égalité entre les
Rwandais.
Le témoin protégé « XBR », un Tutsi, était membre du ballet
Imbonezamihigo animé par Bikindi dans les années 1980.
XBR faisait partie du groupe qui a joué la chanson « Twasereye
ingoma ya cyami » (Nous avons dit adieu au régime féodal) à
l’occasion du 25ème anniversaire de l’indépendance du
Rwanda en 1987.
Le procureur du TPIR affirme qu’au moins trois des chansons
de Bikindi, dont « Twasezereye ingoma ya cyami », étaient des
composantes du plan de génocide.
L’accusation allègue que les oeuvres de Bikindi incitaient à
la haine contre les Tutsis et invitaient les gens à les attaquer et
à les tuer en raison de leur appartenance ethnique.
Le témoin, qui a chanté devant la chambre un morceau de
«Twasezereye ingoma ya cyami », a affirmé que le message véhiculé
dans la chanson était plutôt que, 25 ans après
l’indépendance, « le pays était en paix et que les Hutus, les
Tutsis et les Twas étaient égaux ».
Le témoin a indiqué que le message était clair et que les membres
du groupe n’ont pas eu besoin du concours de Bikindi pour en
saisir la portée. « On comprenait le message. On ne faisait
qu’exprimer le fait qu’on n'était plus dans ce régime
monarchique pendant lequel beaucoup de gens avaient souffert », a
expliqué XBR.
Entrant un peu plus dans la matière, le témoin a indiqué
qu’une partie du texte se dit : « cher Rwandais, venez voir
le Rwanda nouveau où les Hutus, les Tutsis et les Twas sont égaux.
Le fouet, les travaux forcés ne sont plus. Nous répondons présents,
jeunes et vieux, nous sommes près à ouvrer pour le développement du
Rwanda »
Selon XBR, « le message reflétait la réalité du pays. Les Hutus,
les Tutsis, les Twas étaient égaux ».
L’historiographie officielle rwandaise avant 1994 fait état
de l’asservissement des Hutus par les Tutsis avant
l’indépendance. Le témoin a par ailleurs déclaré que Bikindi
n’était pas un homme politique. Ses avocats affirment que sa
seule passion était la musique.
Bikindi est représenté par Me Andreas O’Shea du barreau
d’Angleterre et des pays de Galles et Me Jean de Dieu Momo du
barreau du Cameroun.
En introduisant les témoins à décharge lundi, Me O’Shea a
indiqué que les chansons de Bikindi réfèrent certes à un contexte
historique mais que l’artiste n’était nullement un
homme politiquement motivé. Arrêté aux Pays Bas en juillet 2001,
Bikindi, 53 ans, est jugé depuis le 18 septembre 2006. Le procureur
a cité 17 témoins dans cette affaire. La défense en prévoit 42. Le
dernier témoin à décharge devrait être entendu le 21
novembre.
AT/PB/GF © Agence Hirondelle
Accueil
Date de création : 09/03/15 Dernière mise à jour : 11/11/11 14:47 / 277 articles publiés
Bikindi Simon n'Itorero IRINDIRO
Bikindi Simon (Bikindi Simon n'Itorero IRINDIRO) posté le samedi 06 février 2010 03:05
Ni mwe mwariraye (Bikindi Simon n'Itorero IRINDIRO) posté le samedi 06 février 2010 02:59
Twasezereye (Bikindi Simon n'Itorero IRINDIRO) posté le samedi 06 février 2010 02:49
Ni mwe mwariraye (Bikindi Simon n'Itorero IRINDIRO) posté le samedi 06 février 2010 02:47
Nangabahutu (Bikindi Simon n'Itorero IRINDIRO) posté le samedi 06 février 2010 02:41
|





Commentaires